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100 personnes contaminées par un nouvel incident nucléaire en France24.07.2008 Le 10 juillet se produisait en France une fuite radioactive sur le site nucléaire du Tricastin. Le 18 juillet une autre à Romans-sur-Isère, suivie le 21 juillet de la contamination de 15 personnes à la centrale de Saint-Alban. Ce 23 juillet c'est une nouvelle contamination massive de 100 travailleurs qui s'est produite à la centrale EDF de Tricastin.
Considérés comme «anomalie» ou simple «écart», tous ces incidents mettent à jour la dangerosité d'une technologie mal maîtrisée. Devant un tel constat, Greenpeace demande la tenue d'un vaste débat sur le nucléaire, mais aussi la suspension du programme EPR.
Pour l'organisation écologiste, cette série d'incidents met en lumière l'étendu du problème que pose l'industrie nucléaire: installations vieillissantes, procédés mal maîtrisés, sous-traitance en cascade, contaminations des travailleurs, pollutions anciennes et durables de l'environnement. Le tout sans que le système de contrôle ne soit en mesure de prévenir ces incidents, mais tout juste capable de faire un constat avec parfois des années de retard .
«Ces incidents démontrent qu'au delà des incantations, le nucléaire qu'on nous présente comme une énergie propre et sûre reste une énergie polluante, dangereuse et mal maîtrisée.» déclare Frédéric Marillier, chargé de campagne nucléaire et énergie à Greenpeace. «Il ne faut pas croire que l'on a affaire à une série noire ces 15 derniers jours car le nucléaire en France c'est plus de 900 incidents de ce type par an ainsi que des pollutions régulières et anciennes autours des installations.»
Greenpeace demande la suspension du programme EPR car il est inconcevable de relancer le nucléaire alors que l'on se rend compte aujourd'hui qu'on ne maîtrise pas cette technologie et qu'on redécouvre qu'elle pollue. D'autant plus que le nucléaire n'est pas indispensable et que la priorité doit être enfin et réellement donnée aux alternatives comme les économies d'énergies et les renouvelables.


